Une histoire de trottinette

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Tout a commencé par l’essai d’une paire de rollers. Comme j’aimais bien le ski dans mon ancienne vie, je me suis dit : « ski, rollers, même combat : ça glisse ». Donc, accompagnée par deux amies, je teste les rollers. En résumé, je n’ai que très peu lâché la barrière à laquelle je suis accrochée dès le début.

Bon…

Lundi matin, je me rends à l’hôpital de jour et je raconte à Laurence, ma kiné, mon expérience des rollers. Laurence m’écoute et…me propose d’essayer la trottinette, moins dangereuse. Ni une, ni deux, mardi matin j’essaie la trottinette du fils de Laurence (merci Marco !) dans les couloirs de l’hôpital. Et là, ça me plaît ! Je suis tout de même escortée par deux kinés, mais je sais que je pourrais en faire toute seule rapidement. Je redécouvre la sensation de « vitesse » : je ne peux plus courir depuis mon AVC (d’ailleurs, je ne sais même plus comment faire !). La « vitesse », pour moi, c’est comme marcher à grand pas pour les « valides » ou faire un jogging à petite foulée …et c’est délicieux !

Je m’élance dans les couloirs de l’hôpital, là où le sol est lisse, cheveux au vent … Enfin, pas tout à fait … pour l’instant ! Hormis le côté ludique, la trottinette est un très bon exercice de kiné, d’équilibre et de musculation de la jambe hémiplégique. Je me tiens sur ma jambe droite (hémiplégique) et je donne de l’élan de ma jambe gauche. Tous les muscles travaillent, du fessier au mollet ! Ce qui est difficile, c’est de tenir la trottinette d’une main : je la tiens au milieu du guidon. En effet, mon coude et ma main sont trop spastiques pour tenir ma « bécane » à deux mains. Du coup, mon bras gauche se muscle à vitesse grand V aussi !

Tout ça, c’est en théorie, mais je vais y revenir un peu plus loin…

J’ai choisi chez Décathlon une trottinette avec:

  • Des suspensions, histoire de ne pas trop tressauter.

  • Une plate-forme large parce que je ne contrôle pas très bien mon pied droit : il a tendance à rentrer.

  • Un revêtement anti-dérapant car je ne sens pas trop mon pied.

  • Un frein à l’avant, monté à l’envers, pour que ma main puisse l’actionner tout en dirigeant la trottinette.

 

Voici quelques photos :

… et enfin, Antony de chez Décathlon, qui m’a fait essayé la trottinette, m’a arrangé le frein et m’a gracieusement offert les accessoires, c’est-à-dire casque et protections !

decathlon-trottinette


 

Peu avant la rentrée des classes, je tente le trajet de la maison et l’école. Et là, misère de misère, j’ai peur … parce que les trottoirs sont légèrement inclinés, le revêtement est très inégal, l’entrée des garages est pavée, etc… Pas grave : je vais m’entraîner sur une route goudronnée, interdite à la circulation, avec comme coach mon mari et mon fils. Mon mari me donne L’ASTUCE : attaquer du talon sur le pied qui donne de l’élan, c’est-à-dire du pied gauche pour moi… pas du tout comme ça :

Dans cette vidéo, je suis crispée : je veux à la fois me donner de l’élan et freiner… J’appuie sur la pointe de mon pied gauche: j’ai tout faux !

Suite au prochain épisode… On verra si j’ai fait des progrès … !

Et vous, pratiquez-vous un sport de glisse malgré votre handicap ? Comment faites-vous ? De quel type de matériel avez-vous besoin ?

15 réflexions sur “Une histoire de trottinette

  1. Bonjour, pas de sport de glisse pour moi : skate, rollers ou trotinette, rien à faire, je n’y arrive pas. Peut-être que je n’ai pas assez confiance en moi pour gagner la vitesse nécessaire à l’équilibre ? J’ai en effet très peur de chuter. En fait, je crois que je n’aime pas ça. Le vélo c’est un peu mieux mais abandonné depuis longtemps, pas à l’aise du tout sur seulement deux roues. Mon frère hémiplégique utilise un tricycle, pour le moment je préfère marcher mais je n’exclue pas cette possibilité. Et effectivement, le bon côté de l’hémiplégie, c’est que du coup on muscle vachement la latéralité « indemne ». Je suis sûr que tu vas très vite progresser. 😉

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  2. Je marche en ville maintenant car je ne suis pas assez à l’aise avec mon handicap psychique pour m’aventurer trop loin de mon domicile urbain, j’ai peur de prendre les bus que je ne connais pas vers la campagne.

    Quand je vivais encore chez mes parents, nous passions nos vacances d’été à la montagne où nous faisions de petites randonnées, j’appréciais cela mais physiquement c’était parfois très dur.

    Bon dimanche !

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  3. Bravo ma Soso!
    Je suis sure que vous vous irez bientot à deux à l’école en trotinette!
    Au passage jolie photo d’avatar😜
    Vous revenez quand vous voulez à deux ou à trois, on vous attend!

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  4. Très bon test ! J’ai moi même essayer une trotinette et c’est fou la sensation de vitesse oublié qu’elle amene ^^ Pour chaque post tu décris que faire d’une main et c’est superbe. Continue comme ça 😀 (je m’exprime avec les mots que je trouve haha)

    Aimé par 1 personne

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